Mini-article – « Exposition aux espaces verts et mortalité due aux maladies neurodégénératives chez les personnes âgées : étude de cohorte de suivi sur 13 ans »

Article publié sur www.jle.com

« Dans l’étude que présente cet article, les auteurs ont examiné l’association entre l’exposition à long terme aux espaces verts et la mortalité générale et spécifique due aux maladies neurodégénératives parmi la population âgée (60 ans et plus) résidant dans les cinq plus grandes zones urbaines belges. Ils ont également évalué le rôle potentiel de la pollution de l’air dans les associations étudiées et l’influence des facteurs sociaux (genre et position socio-économique individuelle et celle du quartier).

Les résultats de l’étude suggèrent que l’exposition aux espaces verts réduit la mortalité due à toutes les maladies neurodégénératives, et plus particulièrement à la maladie d’Alzheimer et à la démence. Aucune association significative avec la mortalité par maladie de Parkinson n’a été trouvée.

Une dimension importante que cette étude belge aborde est celle des inégalités sociales de santé, un objectif majeur de santé publique et un problème amplifié par la pandémie. Il est notamment établi que les zones les plus défavorisées disposent de moins d’espaces verts publics de bonne qualité; mais les groupes défavorisés semblent tirer le meilleur parti de la santé et les inégalités socio-économiques en matière de santé sont plus faibles dans les communautés plus vertes – fournir des environnements plus verts aux groupes défavorisés pourrait aider à réduire les inégalités en matière de santé.

Enfin, cette étude belge met en avant quelques questions méthodologiques de première importance, notamment celle de comment mesurer l’exposition aux espaces verts, à commencer par la définition même de ce qui est considéré comme un espace vert. C’est un point sur lequel GREENH_City s’est beaucoup penché, et la définition finalement retenue incluait tous les espaces végétalisés à usage collectif, public, gratuit à accès libre (sans fermeture, sans grille, etc.) ou restreint (parc avec grille et horaires de fermeture, jardins de musée), et ce, quelles que soient leurs tailles, en y ajoutant les espaces bleus (berge de rivière/ fleuve, canal, plage), mais en excluant les jardins individuels ou les trottoirs plantés au sein du réseau routier.

La non-distinction, en particulier, entre espace vert privé et espace vert public pose problème par rapport au but poursuivi et notamment par rapport aux questions d’inégalités sociales de santé. Des tentatives récentes ont proposé d’utiliser des données géoréférencées et des analyses spatiales pour modéliser et cartographier la disponibilité des espaces verts, leur accessibilité et leur visibilité par les usagers, en créant un nouvel indice composite d’exposition aux espaces verts [10]. »

Jean Simos. Exposition aux espaces verts et mortalité due aux maladies neurodégénératives chez les personnes âgées : étude de cohorte de suivi sur 13 ans. Environnement, Risques & Santé. 2022;21(5):382-385. doi:10.1684/ers.2022.1677

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